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Traditions anciennes

La Sagesse Ancienne
La Sagesse Ancienne se fonde sur les traditions initiatiques du monde entier. Toutes s’accordent sur le fait qu’il a existé un âge d’or où « Dieu marchait parmi les hommes ». Il s’agit en fait des Maîtres de Sagesse qui étaient considérés comme des « Dieux ». Ils ont initié la transmission de la Sagesse Ancienne. Jadis, les initiés étaient entraînés auprès des Maîtres dans les temples des Mystères ou dans des lieux retirés (forêts, montagnes, grottes, déserts...). Peu à peu, cette sagesse ésotérique est passée dans le domaine public en devenant ainsi exotérique. Les enseignements ésotériques ont été incorporés dans les mythologies du monde entier qui se sont ensuite constituées en des croyances religieuses. Au fur et à mesure, le mysticisme religieux a élaboré des systèmes philosophiques de plus en plus complexes, au point que les philosophies modernes se sont désolidarisées de toute référence religieuse. Même si elles ne le reconnaissent pas, les religions relativement modernes ont largement puisé dans les philosophies antiques et dans les religions plus anciennes encore dont elles assurent la continuité sous une nouvelle forme. Le mythe, la foi puis la philosophie représentent les étapes de la divulgation de la Sagesse Ancienne.
Maître et disciple
En Orient, la relation de Maître à disciple est sacrée. Elle rappelle l’époque où les Maîtres instruisaient directement l’humanité.

Mythologies
Les mythologies comportent une structure analogue : l’origine du monde, l’évolution de l’homme et l’eschatologie. Elles intègrent en un tout unique le culte des étoiles, celui des ancêtres de l’humanité et le culte de la nature. Les allégories permettent d’expliquer comment l’univers, l’homme et la nature sont reliés à travers des énergies personnifiées par des Dieux. Ces énergies sont les rayons des enseignements ésotériques modernes.
Indra tenant son vajra
Indra (Inde) et son vajra (foudre) est le prototype des Dieux jupitériens tels que Horus et son sceptre (Egypte), Marduk et son bâton avec sa corde enroulée (Mésopotamie), Zeus et son éclair (Grèce), Taranis et sa foudre ou bien Sucellos et son maillet (Gaule), le Dagda et sa massue (Irlande), Thor et son marteau (Scandinavie). Le mot vajra a donné le mot vigueur. La foudre, le tonnerre, la fertilité, la jouvence, la régénération, la résurrection, l’indestructibilité, l’initiation, sont autant d’attributs du vajra et de l’énergie jupitérienne. Ces seuls symboles démontrent l’universalité des mythologies. Le Buddha et le Christ (deux figures de 2ème rayon, l’énergie de Jupiter) ont hérité de bon nombre de ces attributs.

Philosophies antiques
De nombreux systèmes philosophiques ont essayé de synthétiser les connaissances savamment voilées par les mythes, pendant que d’autres systèmes religieux tentaient de les regrouper à travers une approche plus mystique. La foi et la raison ont toujours été les deux voies majeures empruntées.
Parmi les grands systèmes philosophiques qui proposent une synthèse complète de l’univers, de l’homme et de la nature, nous pouvons citer le Samkhya en Inde, le Yi King en Chine, la Kabbale juive…Ce sont des systèmes numériques incorporant un vaste ensemble d’analogies. En Grèce, le Pythagorisme fut l’interprète du Samkhya. Toutes les écoles de philosophie indienne se retrouvent dans les philosophies grecques. Beaucoup d’éléments du Pythagorisme et du Platonisme ont influencé les religions monothéistes.
Yi King
Le livre des mutations, l’un des 5 classiques chinois dont l’origine se perd dans l’histoire. Cette métaphysique numérique est proche du Samkhya et de la Kabbale. Les traits pleins (yang) ou brisés (yin) forment une série de 8 trigrammes qui, en se combinant, donnent 64 hexagrammes (8x8), la somme de toute les mutations possibles de la nature. La Kabbale compte 72 anges (8x9) ou forces de la nature. Quant au Samkhya, la nature (Prakriti) comprend 24 modalités, plus le 25ème principe (5x5) qui est l’Esprit (Purusha). Tous ces chiffres reviennent de façon récurrente dans les traditions.

Mystiques religieuses
Les religions mondiales, comme par exemple l’Hindouisme, le Bouddhisme, le Judaïsme, le Christianisme et l’islam, sont des reformulations relativement récentes de concepts très anciens. Les Dieux, les ancêtres ou les forces naturelles sont devenus des anges, des prophètes, des saints ou des sages. Le savoir et la morale religieuse sont ceux des philosophies antiques. Quant au mysticisme pratique, il puise ses sources en Orient dans les ascèses de type yogique ou taoïste. La méditation, la respiration, le chant, la danse voire certaines techniques de contrôle sexuel, issus de l’Inde ou de l’Extrême-Orient, se retrouvent dans certaines mystiques kabbalistiques, gnostiques ou soufies. Ces pratiques ont évolué au cours du temps afin de s’adapter à l’évolution de l’homme, devenant de plus en plus performant mentalement. Toutefois, ces connaissances et ces pratiques remontent aux Anciens Mystères, à l’époque reculée où les Maîtres vivaient ouvertement dans le monde.
► Avicenne ou Ali Ibn Sina (980-1037- Iran)
Musulman chiite d’origine iranienne. Il fut un médecin de renom (traducteur
d’Hippocrate et de Galien), un scientifique complet (astronome, mathématicien, chimiste, logicien, linguiste…), un artiste (musicien, poète), et un grand philosophe aristotélicien et néoplatonicien. Sa philosophie scolastique inspirera le dominicain Thomas d’Aquin. L’Islam le considère comme « le troisième maître », le successeur d’Aristote et d’Al-Farabi. Sa philosophie chiite, d’inspiration néoplatonicienne, est moniste et émanationniste. Selon Avicenne, de l’Un Suprême (Allah) émane 10 Intelligences identiques aux 10 Sephiroth de la Kabbale : l’Intellect, l’Ame du Monde puis les 7 sphères planétaires et la sphère sublunaire. La gnose chrétienne de Valentin propose un système similaire : le monde archétypal (le Plérôme), le monde intermédiaire (le purgatoire), les 7 mondes planétaires et le monde des hommes. La kabbale, la gnose et le soufisme reposent sur les mêmes bases doctrinales.

Esotérisme moderne
Divers ordres ésotériques ont tenté de survivre au milieu de l’orthodoxie religieuse. Les traditions du Yoga, du Tantrisme et du Taoïsme sont toujours restées vivaces en Orient. Tandis qu’en Occident, l’Hermétisme, le Néopythagorisme, le Néoplatonisme, la Kabbale et la Franc-Maçonnerie, ont tenté de sauver le savoir occulte accumulé au fil des âges. La Renaissance, le 17ème siècle puis le siècle des Lumières voient la résurgence d’anciennes doctrines ésotériques qui préparent l’émergence de l’ésotérisme moderne.
Au 19ème siècle, la Théosophie de Madame Blavatsky a été la première phase de la divulgation des enseignements ésotériques modernes. Au 20ème siècle, les ouvrages d’Alice Bailey ont constitué la 2ème phase intermédiaire. Dès 1975, B. Creme a inauguré la 3ème phase, celle de la révélation publique de ces enseignements. Ils forment un seul et même corpus et ont en commun le fait de proposer une synthèse globale.
L’œuvre synthétique de Madame Blavatsky a inauguré un nouveau pan de la révélation : la métaphysique des 7 rayons, faisant référence à la récurrence du septénaire dans toutes les traditions. Alice Bailey a développé la connaissance des 7 rayons à travers les approches astrologique, psychologique et énergétique. B. Creme a rendu public le processus de l’émergence des Maîtres de Sagesse, et parallèlement, il a transmis des informations plus pratiques sur les 7 rayons, en relation avec le monde moderne.
Les deux voies majeures et complémentaires prônées dans l’ésotérisme moderne sont le Raja Yoga (la méditation) et le Karma Yoga (le service), car elles correspondent au stade atteint par l’humanité et aux besoins actuels.

Somme toute, les traditions anciennes et l’ésotérisme moderne ne s’opposent pas ; ils expriment des vérités éternelles, adaptées aux cultures et aux époques. La tradition authentique n’est pas un système figé ; au contraire, elle assure la transmission d’un corpus qui s’adapte et évolue afin de répondre aux besoins de l’humanité.

Pour aller plus loin, voir :
" Les articles " 
" Les radios "
" Les cours "
 











Maître et disciple







Indra tenant son vajra





 


► Yi King



 



Avicenne ou Ali Ibn Sina (980-1037- Iran)